Sermon du vendredi 13 octobre 2017 – Les répercussions positives de l’obéissance à Allah – Sheikh Abdelhakim

Cher frère, chère sœur,

L’islam est la religion d’Allah et l’islam signifie la soumission à Allah, la soumission volontaire est choisie, motivée par l’amour pour Allah et la vénération.
Le musulman est donc celui qui a fait le choix d’obéir à Allah librement, de se soumettre à ses ordres, non sous la contrainte mais par amour pour lui et vénération. C’est pour cet objectif qu’Allah nous a créé: pour l’adorer, pour mettre à l’épreuve notre obéissance, en nous ordonnant certaines choses et en nous en interdisant d’autres. Allah nous interpelle dans le Coran : « l’homme pense t-ils qu’on le laissera sans obligation à observer ? ». C’est donc là le but de notre présence sur terre : obéir aux ordres d’Allah et s’écarter de ses interdits et demain, nous devront rendre des comptes sur cette épreuve. Comme le disait Ali qu’Allah l’agrée : « aujourd’hui nous œuvrons sans être jugés et demain nous serons jugés sans pouvoir œuvrer. »Il convient donc d’œuvrer aujourd’hui pour réaliser l’objectif même de notre présence sur terre, tout en se rappelant qu’Allah ne tire aucun profit de notre obéissance. Allah se passe de tout. Allah se passe de notre foi, de notre soumission, de notre adoration. Et comme il a été rapporté dans un hadith qudussi, que si ensemble des hommes et des djins du premier jusqu’au dernier d’entre eux avaient le cœur le plus pieux, cela n’ajouterai rien à Allah. De même que s’ils avaient tous le cœur le plus pervertis, cela ne saurait lui retirer quoi que ce soit.
Ainsi, celui qui adore et obéit à Allah ne le fait que pour lui-même. il en est le seul et unique bénéficiaire. L’obéissance à Allah a de nombreux bienfaits dans ce bas monde et dans l’au-delà.
Celui qui adore Allah, verra ses bonnes actions se décupler car chaque bonne action est compté comme 10 jusqu’à 700 et plus encore. Celui qui adore Allah verra son cœur s’apaiser et Il lui fera vivre une vie heureuse comme Allah lui a promis dans son livre. Celui qui adore Allah, Allah lui ouvrira les portes et lui facilitera les choses, Il répondra à ses invocations et lui accordera sa bénédiction. Le bon bonheur dans ce bas monde est dans l’au-delà. Qu’Allah nous aide à lui obéir et à l’adorer comme il se doit.
Deuxième partie

Dans le premier sermon, nous avons parlé des répercussions positives de l’obéissance à Allah dans ce bas monde et dans l’au-delà. Il convient aussi de savoir que la désobéissance à Allah elle aussi a des répercussions. Si par l’obéissance, Allah ouvre les portes, celles-ci se referment par la désobéissance. Si par l’obéissance, Allah accorde sa bénédiction, celle-ci disparaît par les péchés. Les premières générations de l’islam constataient bien cette réalité. Il a été rapporté de certains d’entre eux la parole suivante : « je constate la répercussion de mon péché dans le comportement de mon épouse et dans celui de ma monture. » Ces générations là veillaient à adorer Allah et à lui être obéissantes, alors elles pouvaient ressentir la répercussion du moindre de leurs péchés. Quant à celui qui est noyé dans les péchés et la désobéissance, celui-ci ne peut pas faire cette distinction, tant ses péchés sont nombreux et tant ils s’accumulent. Ceci ne change Jusqu’à qu’il se repente à Allah, qu’il revienne à lui, et qu’il corrige sa relation entre lui et le seigneur des mondes.
Et dès lors que le serviteur opère une réelle amélioration de sa relation avec Allah, Allah améliorera significativement alors sa situation, car Allah nous a dit dans son livre qu’Il ne changera pas l’état d’un peuple avant que celui-ci ne se change lui-même. Et chacun de nous peut faire l’expérience. Celui qui ne préserve ni son regard, ni sa langue, qu’il s’efforce d’opérer un changement réel, qu’il lise le Coran et qu’il occupe sa langue avec le rappel d’Allah. Celui-ci ne tardera pas au fil des jours de remarquer un changement dans sa vie. Tout comme celui qui néglige la prière, s’il s’efforce de prier en groupe à la mosquée, sans rater le début de la prière, celui-ci verra de manière certaine sa situation s’améliorer de jour en jour. Telle est la promesse d’Allah et jamais Allah ne manque à sa promesse !

Sermon du vendredi 25 août 2017 – Les 2 conditions d’acceptation des œuvres – Sheikh Abdelhakim

Cher frère, chère sœur,

Nous sommes dans les 10 premiers jours du mois de dhoul Hidja, ces 10 jours par lesquels Allah a juré dans son livre et au sujet desquels le prophète a dit : « il n’existe aucun jour durant lesquelles les actes sont plus aimés auprès d’Allah que c’est 10 jours ! ». C’est une occasion pour nous de nous rappeler de l’une des règles les plus importantes de notre religion: aucune adoration n’est acceptée auprès d’Allah sans qu’elle ne remplisse 2 conditions : la sincérité et la conformité. Nos actes d’adoration doivent êtres conformes aux enseignements du prophète et être voués à Allah de manière exclusive.
Concernant la sincérité, le prophète a dit : « Allah n’accepte comme acte que ce qui a été sincère et au travers duquel on a recherché sa face ».Quant à la conformité, il a dit : « celui qui œuvre non conformément à nos enseignements sera rejeté ». Pour que nos actes soit conformes, il faut apprendre notre religion et revenir aux savants, s’abstenir de croire, de faire ou de dire quoi que ce soit religieusement sans preuve et cela même découle de l’attestation de fois. Lorsque nous disons : j’atteste que Mohamed est le messager d’Allah, cela nous engage à croire en lui, à lui obéir et à s’abstenir de croire ou d’adorer Allah non conformément à ses enseignements. Il s’agit donc d’apprendre avant d’agir.
Quant à la sincérité, celle-ci demande un effort continu comme l’a dit Sofiane Athawri : « je n’ai jamais eu à traiter quelque chose de plus dur que mon intention car elle ne cesse de se retourner. »
La sincérité consiste à ne rechercher à travers nos actes aucun témoin en dehors d’Allah ni aucune récompense que la sienne. La sincérité, c’est de n’être motivé que par l’agrément d’Allah, sa satisfaction, ne désirer aucune éloge en dehors de la sienne, ni aucun compliment ni récompense. C’est là quelque chose de très difficile mais qu’Allah facilite à qui il veut.
Ainsi, chaque musulman, durant ces 10 jours et durant toute sa vie, s’il désire l’agrément d’Allah, doit s’efforcer à ce que ses actes soient conformes aux enseignements du prophète et qu’ils soient voués à Allah de manière exclusive.

Deuxième partie

Nous sommes dans les 10 premiers jours du mois dhoul Hidja, au sujet desquels le prophète a dit qu’ils étaient les jours les meilleurs et les plus immenses auprès d’Allah. Malgré cela, peu de gens font autant d’efforts durant ces jours qu’ils n’en font durant les 10 derniers jours du mois du Ramadan alors que la majorité des savants voient que les 10 premiers jours de ce mois ont plus de mérite auprès d’Allah que les 10 derniers jours du mois du Ramadan.
Je vous enjoins donc, ainsi qu’à moi-même, de ne pas faire ressembler ces jours-là aux autres jours de l’année alors qu’ils sont les meilleurs et les plus immenses des jours. Dans un hadith, après avoir vanté le mérite de cette période, le prophète a recommandé de multiplier le tahliil, de dire : « la ilaha illa Allah »,
le takbir: « Allah akbar » et le tahmid: « lillah alhamd ».
Il est recommandé de dire ces paroles durant les 10 jours et directement après les prières obligatoires à compter du neuf au matin jusqu’au Asr le du 13e jour. Il est également recommandé de Jeuner les 9 premiers jours de ce mois surtout le neuf car le prophète espérait que par ce jeune, Allah expie deux années de pêché, l’année d’avant et celle d’après. Quant au 10e jour, le jour de l’Aïd, il est interdit de Jeûner et le prophète a dit que le meilleur des actes que l’on pouvait faire ce jour là était de sacrifier une bête pour Allah. Il est également recommandé de multiplier les aumônes, les prières, la lecture du Coran ainsi que l’ensemble des actes de piété car il n’existe aucun jour durant lesquelles ces actes là sont plus aimé auprès d’Allah!

Sermon du vendredi 16 juin 2017 – La nuit du destin – Sheikh Abdelhakim

Chers frères chères sœurs,

Nous sommes désormais dans le dernier tiers du mois de Ramadan, ces 10 derniers jours durant lesquelles le prophète et ses compagnons redoublaient d’efforts.
Comme l’a rapporté Aïcha: le prophète faisait des efforts dans les 10 derniers jours qu’il ne faisait pas dans les autres. Et dans un autre Hadith : « Quand il rentrait dans les 10 (c’est-à-dire les 10 derniers jours) il resserrait son pagne, faisait vivre sa nuit et réveillait sa famille ».
Telle était la Sunna du prophète:
il resserrait son pagne : signifie qu’il redoublait d’efforts et cela peut aussi faire allusion au fait qu’il s’abstenait d’avoir des rapports avec ses épouses afin de se consacrer pleinement à l’adoration d’Allah; il faisait vivre sa nuit, c’est ta dire qu’il ne dormait pas, il prier, invoquait Allah, lisait le Coran;
Et il réveiller sa famille afin que ces derniers ne passe pas à côté de ce grand mérite. D’autant plus que durant les 10 derniers jours s’y trouve une nuit meilleure que 1’000 mois et celui qui en a été privé a certes été privé d’un grand bien comme l’a affirmé le prophète !
Il s’agit de la nuit du destin, au sujet de laquelle le prophète a dit : « Celui qui prie durant la nuit du destin avec foi et espérance, tous ses pêchés antérieurs lui seront pardonnés ». Et le prophète a incité ses compagnons à rechercher cette nuit durant les 10 derniers jours et surtout durant les nuits impaires. Sachant que selon le calendrier musulman les nuits précèdent les journées.
Ainsi, la prochaine nuit impaire, celle du 23 (samedi soir) précède la 23e journée de jeûne, celle de dimanche. Et il y a là une grande sagesse dans le fait d’ignorer la date précise de la nuit du destin afin qu’aucune des 10 dernières nuits de ce mois ne soit négligée. Qu’Allah nous permette de prier la nuit du destin avec foi et espérance afin que tous nos pêchés antérieurs soient pardonnés.
Deuxième partie :

Chers frères, chères sœurs,

Le prophète a dit : « les actes n’ont de valeur que selon la manière dont ils s’achèvent ».
Ainsi, le plus important, c’est comment nous allons terminer ce mois béni.
Le mois du Ramadan est semblable à la vie d’un homme, le plus important c’est dans quelles conditions va t-il quitter ce monde. Va-t-il le quitter croyant? Soumis à Allah, obéissant?
L’objectif est de terminer ce mois de la meilleure des manières. Et de ne pas laisser passer la nuit du destin dont le mérite est supérieur à 1’000 mois, c’est-à-dire 30’000 nuits ou 83 ans !
Il y a donc plus de mérite à prier Allah pendant la nuit du destin que de le prier pendant 30’000 nuits ou durant 83 ans!
Aïcha a posé la question: que doit-elle dire la nuit du destin, quelles invocations doit-elle adresser à Allah.
Il lui dit : « Dis : Allah tu es pardonneur, tu aimes le pardon, pardonnes-moi donc ! ». Nous devons donc invoquer Allah car il est pardonneur et il aime pardonner. Il est miséricordieux et il aime faire miséricorde. Il est généreux et il aime donner. Alors le plus dépourvu des hommes est celui qui s’est privé d’invoquer Allah. C’est pour cela que les premières générations de l’islam ne craignaient pas que leurs invocations ne soient pas exaucées. Mais ils craignaient de ne pas invoquer Allah! Comme le disait abou Hazim : « que je sois privé de l’invocation me fait plus peur que d’être privé de la réponse ». Et une parole semblable a été rapporté de Omar : « je ne suis pas soucieux de la réponse mais je suis soucieux de l’invocation ».
Car Allah a promis de répondre à celui qui l’invoquait et Il ne maque pas à sa promesse, mais c’est à nous de l’invoquer.
Être soucieux de l’invocation signifie avoir peur de ne pas invoquer Allah ou de ne pas l’invoquer avec un cœur présent et la certitude qu’Il va nous répondre. Mais dès lors qu’on invoque Allah comme il se doit alors il faut se réjouir de sa réponse car Allah ne permet pas à son serviteur de l’invoquer comme il se doit sans qu’il ne veuille lui exaucer, lui donner. Comme l’a dit el Hassanou Al bassri : « Je ne pense pas qu’Allah va Châtier un homme qui lui a demandé pardon ». On lui a dit : « comment ? ». Il répondit : « qui lui a inspiré la demande de pardon?, On lui dit: c’est Allah . Alors il dit: comment Allah lui inspire-t-il de lui demander pardon alors qu’il veut le châtier ? ». Il faut donc invoquer Allah en pensant du bien de lui surtout que l’invocation du jeûneur est exaucée comme l’a dit le prophète.
Et parmi les autres actes qui attirent la miséricorde d’Allah ainsi que ses faveurs: le fait de dépenser pour lui. Et l’une des meilleurs dépenses que l’on puisse faire durant ce mois est de nourrir des jeûneurs: « Chaque musulman qui nourrit un jeûneur aura une récompense équivalente à son jeûne, comme l’a dit le prophète, sans que cela n’enlève quoi que ce soit au jeûneur! »

Sermon du vendredi 26 mai 2017 – Se fixer des objectifs pour Ramadan – Sheikh Abdelhakim

Cher frère, chère sœur,

Nous nous réjouissons aujourd’hui de la venue, demain, du mois du Ramadan. Ce mois durant lequel, les portes du paradis s’ouvrent, les portes de l’enfer se referment et les démons sont enchaînés. Ce mois durant lequel, chaque nuit, cet appel est lancé : «Oh toi qui veux le bien, accours ! Oh toi qui veux le mal, cesse!». Et chaque nuit, Allah affranchit certains de ses serviteurs du feu de l’enfer. Le mois du Ramadan contient une nuit meilleur que 1’000 mois et dont celui qui n’aura pas profitée aura réellement été privé d’un grand bien. Le mois du Ramadan est donc une occasion à saisir pour se rapprocher d’Allah, pour expier nos pêchés et pour s’élever en degrés.
Alors la question est la suivante : comment tirer le meilleur profit de cette occasion? Au-delà de ce qui a pu être mentionné dans les sermons précédents comme moyens de se préparer à accueillir le mois du Ramadan, il y a le fait de se fixer des objectifs à atteindre durant ce mois, ainsi qu’un programme journalier pour y arriver. Des objectifs clairs et précis, ambitieux mais réalisables et un programme détaillé pour nous permettre de les réaliser. Il ne suffit pas d’avoir l’intention de faire du bien de manière générale, de se dire qu’on va lire le Coran ou avoir un bon comportement. Il faut être précis. Il faut organiser son temps car c’est le meilleur moyen d’être productif et de réellement tirer profit de ce mois béni. D’ailleurs, le prophète, durant le mois du Ramadan, avait un programme, son temps été organisé. Chaque nuit, il rencontrait l’ange Gabriel pour lui réciter le Coran. Chaque année, il clôturait sa lecture une fois et la dernière année il l’a clôturé deux fois, ce qu’il fit comprendre que son heure était venue. Organiser son temps est donc une Sunna du prophète, tout comme le fait de se fixer des objectifs. Chaque matin, le prophète commençait sa journée par une invocation qu’il prononçait directement après la prière du Fajr. Il disait: « Allah, je te demande un savoir utile, une subsistance pure et une œuvre acceptée ». Les savants en ont déduit que le prophète ne commençait pas la journée avant de s’être fixé des objectifs, de se le rappeler et de demander à Allah qu’Il l’aide à les réaliser. Il en est de même pour le mois du Ramadan, celui dont l’objectif est de clôturer entièrement la lecture du Coran, celui-ci doit être organisé.

  • Il peut se fixer par exemple quatre pages à lire avant ou après chaque prière obligatoire. S’il en lit quatre pages avant et quatre après, il en aura terminé la lecture deux fois durant le mois.
  • Il peut aussi faire l’effort de lire l’explication ou la traduction des passages qui seront lues durant le Tarawih, afin d’optimiser sa concentration durant la prière et sa méditation. Et ainsi en un mois, il aura lu l’explication de tout le Coran.
  • Notre objectif peut-être aussi de nourrir un ou deux jeuneur chaque jour. Car le prophète été le plus généreux des hommes et il l’était encore plus durant le mois du Ramadan comme la décrit ‏‏Ibn Abbass. Et dans un autre hadith: «Quiconque nourrit un jeûneur, aura une récompense équivalente à son jeûne sans que cela n’enlève quoi que ce soit à la récompense du jeûneur».

Il ne s’agit ici que d’exemples. Chacun doit se fixer ses propres objectifs et se faire son propre programme, sans oublier de s’en remettre à ‏Allah car c’est d’‏Allah et Allah seul que vient la réussite et si l’on est véridique avec ‏Allah, Allah le sera avec nous.
Deuxième partie

Dans la première partie du sermon, nous avons parlé de l’importance d’avoir des objectifs précis à atteindre pendant le mois du Ramadan, ainsi qu’un programme pour nous y aider. Toute cette partie concernait les bonnes actions, le bien que l’on peut faire pendant le mois du Ramadan. Cependant, nous devons nous rappeler que dans notre religion, il y a une chose qui prime, qui prévôt sur l’accomplissement du bien : c’est le repoussement d’un mal, d’une nuisance d’un conflit. Venir à la mosquée est un bien. Prier Tarawih est un bien, surtout lorsqu’on est assidu. Car le prophète a dit: «celui qui prie ramadan avec foi et espérance, tous ses pêchés antérieurs seront pardonnés» et dans un autre hadith: « celui qui prie avec L´imam jusqu’à qu’il parte, il lui sera compté toute une nuit de prière ». Tout ceci sont des actes qui ont un grand mérite. Cependant, nuire aux fidèles, en discutant durant la prière, en réservant les premiers rangs pour nos amis alors qu’ils ne sont pas encore à la mosquée ; nuire aux voisins en faisant du bruit ; en parlant fort alors qu’il est tard ou en se garant dans des endroits non autorisés. Tous ces actes et tout ce qu’ils entraînent comme conflit ; comme dispute, comme mauvaise image de l’islam : tout ce mal doit être repoussé prioritairement et cela prime sur le profit que l’on pourrait tirer du premier rang ou de la prière en groupe. Et chaque année c’est la même chose, les mêmes erreurs, les mêmes pratiques, les mêmes problèmes, les mêmes disputes… Ce qui est une preuve manifeste d’une mauvaise compréhension de l’islam et de ses priorités. La question a été posée au prophète : « quel est le meilleur islam?» Il a dit : « celui dont les musulmans, sont a l’abri de la langue et de la main». Ainsi, la meilleure compréhension de l’islam, la meilleure pratique de l’islam : c’est de ne pas nuire aux autres, surtout pendant le mois du Ramadan, lorsque tous les regards sont braqués sur nous, surtout pour attraper la prière ou le premier rang. Car dans tous les cas quiconque délaisse quelque chose pour ‏Allah sera récompensé par mieux encore.
Puisse Allah nous faire atteindre le mois de Ramadan, nous permettre de le prier et de le jeûner, avec foi et espérance. Qu’il nous permette de faire de ce mois, un mois d’invocation, d’apprentissage et de lecture du Coran, un mois de générosité, de patience et de pardon. Un mois durant lequel, nous montrons la meilleure image de notre religion et nous ne nuisons à personne!

Le bon comportement avec Allah et avec ses créatures

Sermon du vendredi 24 mars 2017 du cheik AbdelHakim

Cher frère, chere sœur,

Au cours des derniers sermons, nous avons parlé du droit d’Allah, de celui de son prophète, de celui des parents, des voisins, des enfants, des époux, des plus jeunes et des plus Agés et du droit de la femme. Tout ceci nous montre à quel point, dans notre religion, le droit d’Allah est lié à celui de ses créatures. Comme le dit Allah dans le Coran : « et ton seigneur a décrété que vous n’adoriez que lui et que vous soyez bienfaisants à l’égard des parents ». Et comme l’a affirmé Ibn Abbass: lorsqu’Allah ordonne deux choses ensemble, c’est qu’il n’accepte pas la première sans la seconde. C’est pourquoi, lorsque le prophète fut interrogé au sujet d’une femme qui priait la nuit et jeûnait le jour mais qui nuisait à ses voisins, le prophète répondit : « il n’y a pas de bien en elle, elle est dans le feu ». Allah n’accepte donc pas l’adoration de celui qu’il adore sans se soucier du droit de ses créatures. De même que la bienfaisance à l’égard des gens, sans l’adoration d’Allah, ne saurait faire rentrer quiconque au paradis. L’islam est donc construit sur deux principes : le bon comportement avec Allah et le bon comportement avec ses créatures. Et c’est ainsi qu’il faut comprendre la parole du prophète : « je n’ai été envoyé qu’afin de parfaire le bon comportement ». C’est-à-dire à l’égard d’Allah et à l’égard de ses créatures.
Quant au bon comportement à l’égard d’Allah, certains savants l’ont résumé en 3 points:

  • Croire en ses informations,
  • Se soumettre à ses injonctions
  • et Accepter ses décisions.

Tout d’abord, il faut croire en ses informations car aucune parole n’est plus véridique que la parole d’Allah, comme Il nous le rappelle dans le Coran. Le croyant doit donc croire en tout ce dont Allah l’informe, des choses passées ou futures, qui concernent ce bas monde où l’au-delà, le monde visible ou le monde invisible comme l’existence des anges par exemple. Le croyant ne pourra jamais avoir un bon comportement avec Allah sans croire en lui et en ses paroles. Il faut commencer par la description qu’Allah a fait de lui-même, Ses noms et ses attributs par lesquels il s’est présenté à nous. Nous devons croire en cette description, sans la détourner de son sens apparent, sans lui donner un comment ni en égal. Croire en Allah, tel qu’il s’est décrit est la base du bon comportement avec Allah. Le second point: se soumettre aux ordres d’Allah, lui obéir. Sachant que la plus grande des obligations, celle pour laquelle nous avons été créés, pour laquelle les livres ont été révélés et les prophètes envoyés: l’unicité d’Allah dans l’adoration. Jamais le croyant ne pourra donc parfaire son comportement avec son seigneur avant qu’il ne lui voue un culte exclusif.

Quant au troisième et dernier point: l’acceptation des décisions d’Allah. Le croyant se doit d’être satisfait des décisions de son seigneur, car Allah ne décide jamais rien sans sagesse, sans objectif noble. Il y a un bien derrière chacune de ses décisions. Et l’homme n’aura jamais un bon comportement à l’égard d’Allah avant qu’il n’accepte ce qu’il a décrété.
Ces 3 points, lorsqu’ils sont respectés, permettent aux serviteurs de parfaire sa relation et son comportement avec Allah: Croire en ses informations, se soumettre à ses obligations et accepter ses décisions.

Deuxième partie

Cher frère, chère sœur,

Dans la première partie du sermon, nous avons parlé du bon comportement avec Allah, et des trois éléments par lesquels celui-ci se concrétise : croire en ses informations, se soumettre à ses obligations et ses règles et Accepter ses décisions.
Quant au bon comportement avec les créatures, el-Hassan el-Basri l’a résumé en 3 points: Les mettre à l’abri de nos nuisances, Leur être utile et Être souriant.
La première chose, c’est mettre les gens à l’abri de notre mal et de nos nuisances, car l’islam nous enseigné la règle suivante : repousser un mal prévaut sur la concrétisation d’un bien. S’il on a le choix entre deux choses : soit repousser un mal, soit concrétiser un bien, c’est le repoussement du mal que l’on doit privilégier. Le bon comportement commence donc par éviter de s’en prendre aux gens, à leurs personnes, a leurs biens, a leurs honneurs. Le prophète fut questionné : « quel est le meilleur islam? (c’est-à-dire la meilleure compréhension et la meilleure application de l’islam.) Il répondit : celui dont les musulmans sont à l’abri de la langue et de la main ».

Le deuxième point: dépenser de nos biens, de notre temps, de notre énergie, de notre Savoie et de nos connaissances pour être utiles aux autres. Le prophète a dit : « Les serviteurs les plus aimés auprès d’Allah sont les plus utiles aux autres ». Le bon comportement commence donc par éviter de nuire aux autres et se concrétise par la générosité, la patience et le pardon.
Et enfin, le troisième et dernier point : le sourire. Le prophète a dit : « ne néglige aucun bien. ne serait-ce que de rencontrer ton frère avec un visage souriant ». Et Ibn Abbass A résumé la bonté à deux choses : un visage souriant et une langue qui n’est pas dure. Il ne faut donc jamais négliger le rôle du sourire dans le bon comportement, son influence ni ses répercussions.
Tout en se rappelant pour finir, que les personnes qui sont le plus en droit de notre bon comportement, qui méritent le plus d’être à l’abri de notre mal, qui méritent le plus notre générosité, notre patience, notre douceur et notre sourire, sont les gens de notre famille. Le prophète a dit : « les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leur famille! »

Droits du Prophète Mohammad “Paix et Salut sur Lui”

Sermon du vendredi 3 mars 2017 par le cheikh AbdelHakim

Cher frère, chère sœur,

Lors du dernier sermon, nous avons parlé du droit d’Allah sur ses serviteurs, qu’ils l’adorent sans lui donner d’associer. Aujourd’hui, Incha Allah , nous allons parler du droit de son prophète Mohammad. Son premier droit, qui découle d’ailleurs de l’attestation de foi, c’est que l’on croit en lui. Lorsqu’on atteste que nul n’est digne d’être adoré en dehors d’Allah et que Mohammad est son messager, cela implique de croire en son message et en sa révélation. Car comme il est dit dans le Coran : « il ne parle pas par passion mais c’est bien une révélation qui lui est révélé ». C’est pourquoi Allah nous invite, dans son livre, à croire en lui et en son prophète. Nous devons donc croire en tout ce dont nous a informé le prophète Mohammad avec certitude. Telle est notre première obligation à son égard. Ensuite, nous devons l’aimer car son amour découle de l’amour d’Allah. Celui qui aime Véritablement Allah, aime aussi qu’Allah soit adoré, qu’il soit obéi, qu’il soit glorifié et immensifié. Or, la créature qui a concrétisé au mieux l’adoration d’Allah est le prophète Mohammad. C’est pour cela que nous devons l’aimer pour Allah, en raison de sa place et de son rang auprès de lui, en raison de l’amour qu’Allah a pour lui, mais aussi pour son noble comportement, le sacrifice qu’il a fait pour sa communauté, et le fait qu’Allah, par lui, a fait sortir des ténèbres vers la lumière et a guidé sur le droit chemin. Aucune créature ne mérite d’être plus aimé que le prophète Mohammad et c’est pourquoi la foi ne sera jamais complète avant qu’il ne soit plus aimé auprès du croyant que ses propres enfants, ses propres parents et que l’ensemble des êtres humains. Parmi les droits du prophète Mohammad également, le fait de lui obéir, car son obéissance est une obéissance à Allah. Comme il est dit dans le Coran : « celui qui obéit au prophète a certes obéi à Allah ». Et dans un autre verset : « et nous n’avons envoyé de prophète qu’afin qu’il soit obéi ». Et dans un hadith : « toute ma communauté rentrera au paradis exception faite de celui qui refuse. On lui demanda alors : qui peut-il refuser, ô prophète d’Allah ? Il répondit : celui qui m’obéit rentrera au paradis et celui qui me désobéit aura refusé ». Ainsi, nous devons faire ce que le prophète nous ordonne et délaisser ce que qu’il nous interdit. Parmi nos obligations à son égard, il y a le fait de multiplier la prière sur lui, notamment à l’évocation de son nom. Le prophète a dit : « l’avare est celui auprès de qui je suis cité mais qui ne prit pas sur moi. » Et Allah dit dans le Coran : « certes Allah et ses anges prient sur le prophète, ô vous qui avez cru, priez sur lui et saluez le ». La prière d’Allah sur son prophète, c’est l’éloge qu’il fait de lui auprès des anges. Quant à la prière des anges, celle-ci correspond à leur éloge et leurs invocations. Quant à notre propre prière sur le prophète d’Allah, celle-ci consiste à demander à Allah qu’il fasse son éloge. Voici certains des droits du prophète Mohammad: Croire en lui, l’aimer, lui obéir et prier sur lui.

Deuxième partie

Cher frère, chère sœur,

Dans la première partie du sermon, nous avons mentionné certains droits du prophète Mohammad : Croire en lui, l’aimer, lui obéir et prier sur lui. Parmi ses droits également, découlants de l’attestation de foi : le fait de n’adorer Allah que selon ses enseignements. Car par son prophète, Allah nous indique la croyance et la pratique qui nous rapproche de lui et qui mène à son agrément. Le message qu’Allah lui a révélé est complet. Aucune croyance, aucune adoration, aucun comportement, aucune valeur ni aucune pratique nous rapprochant d’Allah n’a été oubliés. Comme l’a affirmé le prophète : « aucun prophète avant moi n’a été envoyé sans qu’il n’ai eu comme devoir d’indiquer à sa communauté tout le bien qu’il connaissait pour eux et qu’il la mette en garde contre tout le mal qu’il connaissait ». C’est pourquoi le prophète a fermement mis en garde contre toute forme d’innovation religieuse, le fait d’innover une croyance ou une pratique pour se rapprocher d’Allah. Le prophète a dit : « celui qui œuvre non conformément à nos enseignements celui-ci sera rejeté ». C’est pourquoi, le suivi du prophète dans sa croyance, dans ses adorations, dans ses rapports aux autres, dans son comportement et dans toute chose est le chemin qui nous guide vers Allah et son agrément et c’est aussi la preuve véridique de notre amour pour Allah. Comme il est dit dans le Coran : « dis, si vous aimez Allah, alors suivez moi, Allah vous aimera ». Ce verser était appelé chez les savants le verset de l’épreuve, car c’est par le suivi du prophète, que l’amour de chaque croyant à l’égard de son seigneur est mise à l’épreuve. Celui qui aime véritablement Allah doit prouver son amour en suivant le prophète Mohammad!